Gérald Olivier est journaliste et essayiste. Il est l’auteur du livre « Cover up : le clan Biden, l’Amérique et l’État profond » (éd. Konfident).
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Dans cet entretien, il fait le bilan de la première année du retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Un an après sa réélection, plus de 600.000 clandestins ont déjà été expulsés du territoire américain, rappelle Gérald Olivier : « Donald Trump applique la Constitution et les électeurs l’ont mis à la Maison-Blanche en parfaite connaissance de cause. Il a toujours dit qu’il lutterait contre l’immigration en fermant la frontière et en expulsant les migrants clandestins. Il est en train de le faire. »
« Trump n’est pas contre l’immigration, il est contre le fait de laisser venir n’importe qui n’importe quand, et surtout de laisser des gouvernements de pays proches ouvrir leurs prisons, libérer les membres de gangs pour les conduire jusqu’à la frontière et les laisser semer la terreur et le chaos aux États-Unis », poursuit le journaliste.
« À l’arrivée, le résultat est indéniable. Quand vous appliquez une certaine politique, les résultats suivent. Vous voulez rétablir l’ordre et lutter contre la criminalité ? Il suffit de renforcer la présence des forces de l’ordre. Ce n’est pas très compliqué, mais ça déplait à beaucoup de gens », ajoute-t-il.
Alors que les tensions entre le président Trump et l’Union européenne sont fortes, la nouvelle Stratégie de Sécurité nationale des États-Unis éclaire les attentes de l’administration américaine vis-à-vis du Vieux Continent.
Principal sujet d’inquiétude pour les États-Unis, la politique migratoire de l’UE et le risque d’« effacement civilisationnel » qu’elle engendre.
« Cet “effacement civilisationnel” est le résultat d’une immigration massive incontrôlée. Immigration qui, aujourd’hui, est de nature à changer la culture et l’âme des peuples en Europe, analyse Gérald Olivier. Quand Donald Trump vient en France, quand il vient à Londres, quand il voyage en Europe et qu’il regarde autour de lui, il n’a plus l’impression d’être en Europe. Ce n’est pas l’Europe que les GI’s américains ont libérée en 1945, ce ne sont pas les mêmes populations. Cette réalité, nos dirigeants l’ont niée depuis des décennies. »
L’administration républicaine reproche aussi à Bruxelles de réguler de manière excessive les multinationales des technologies de l’information. Depuis plusieurs mois, Washington dénonce la mise en place du Digital Service Act (DSA) – règlement numérique qui encadre l’activité des Gafam en Europe –, qu’elle qualifie de « complexe industriel de la censure ».
« Trump a du mal à comprendre que les Européens renoncent au fondement même de la grandeur de la civilisation occidentale, à savoir la liberté d’expression. Pour lui, la liberté d’expression ne consiste pas seulement à permettre à la pensée unique de s’exprimer mais à toutes les pensées de s’exprimer, y compris celles qui peuvent déplaire. […] Si on dit que l’immigration n’est pas une chance pour la France mais au contraire qu’elle est néfaste, on peut être poursuivi pour discours de haine par exemple. En Angleterre, ça peut vous amener en prison », souligne le journaliste.
Et Gérald Olivier de conclure : « Les Américains ont raison de mettre en avant certaines dérives européennes concernant la liberté d’expression et la façon de gérer la situation migratoire, parce que c’est une vraie menace à la survie de la civilisation européenne. »
▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬ LIENS ▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬▬
🎙️ Journaliste : Henri-Michel Thalamy
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00:00 Intro
02:00 Tolérance zéro sur l’immigration
09:58 Lutte contre la délinquance et la criminalité
12:52 La Garde nationale déployée dans plusieurs villes
19:46 Trump peut-il utiliser l’Insurrection Act pour mater les troubles aux États-Unis ?
22:00 Assassinat de Charlie Kirk : la violence politique devenue légitime ?
24:49 Un nouvel « âge d’or » pour les États-Unis ?
33:11 Guerre ouverte entre Trump et la Réserve fédérale américaine
38:28 Une dérive autoritaire en cours ?
46:21 Trump a-t-il satisfait les attentes de ses partisans ?
50:27 Retour sur l’opération Absolute Resolve au Venezuela
55:00 Rivalité avec la Chine en Amérique latine
58:24 Trump peut-il envahir le Groenland ?
01:05:53 Un « effacement civilisationnel » en Europe ?
01:11:48 L’Europe et les États-Unis partagent-ils encore les mêmes valeurs ?
01:13:44 Quelle stratégie de Trump vis-à-vis de la Russie ?
01:18:18 Conclusion
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20 Comments
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Un grand merci de cette causerie qui a le mérite d'être claire, même si on peut ne pas être d'accord avec l'apologie de la force qu'elle véhicule.
toujours d excellente analyses de G O
Mais le peuple ne veut pas faire la guerre alors pas besoin de sécurité et d'achat forcé d'armes aux US. Il n'y a que les dirigeants US et UE qui veulent envoyer le peuple à la boucherie, pas leurs enfants évidemment ni les proches du pouvoir ni les aristocrates. Je n'entends personne eme dire qu'il veut aller se faire tuer et tout perdre pour des intérêts qui ne le concernent pas.
Je me demande vraiment pourquoi sur presque chacune des miniatures illustrant vos vidéos, les intervenants apparaissent avec le doigt levé.
C'est trop récurant pour que se soit dû au hasard. 🙂
Pourquoi le fédéral a été pensé au-dessus des États et des villes.
Les fondateurs des États Unis ont volontairement créé une hiérarchie fédérale forte pour éviter trois dérives majeures.
– Le clientélisme local.
– Les féodalités politiques.
– Les intérêts financiers déguisés en idéologie.
Le fédéral sert de contre pouvoir quand les autorités locales utilisent une situation instable à leur avantage.
Immigration et tensions locales là où ça coince vraiment.
Les villes et comtés n’ont pas compétence sur l’immigration fédérale.
Mais ils gèrent les conséquences concrètes.
– Hébergement
– Aide sociale
– Santé
– Sécurité
– Subventions fédérales et étatiques.
C’est ici que le conflit naît.
L’argent, mais pas comme on l’entend souvent.
Ce n’est pas que les maires profitent personnellement du chaos.
C’est plus subtil et plus structurel.
Plus il y a de flux migratoires non stabilisés
plus il y a :
– De budgets d’urgence.
– De subventions.
– De contrats associatifs.
– De postes administratifs.
– De leviers politiques.
👉 Ça crée une économie de gestion de crise.
Quand le fédéral, via ICE, réduit brutalement l’instabilité, cette économie locale se contracte.
Et ça, politiquement, ça fait mal.
Pourquoi certaines villes résistent à ICE.
Ce n’est pas uniquement idéologique.
C’est aussi :
– Perte de contrôle local.
– Perte des marges. budgétaires.
– Perte d’influence politique.
– Perte de narratif électoral.
ICE casse le jeu parce qu’elle agit sans demander l’accord local
impose le droit fédéral
réduit la zone grise administrative.
Le vrai nerf de la guerre.
– ICE ne supprime pas l’immigration.
– Elle supprime l’ambiguïté.
Et l’ambiguïté, en politique locale, c’est une ressource.
– Moins c’est flou.
– Moins il y a d’intermédiation.
– Moins il y a des budgets justifiables.
– Moins il y a de pouvoir indirect.
Formulation rigoureuse et défendable.
Certaines autorités locales préfèrent une gestion floue de l’immigration, car elle maintient des leviers budgétaires, administratifs et politiques que l’application stricte du droit fédéral réduit.
Ça, c’est indiscutable, documentable, et juridiquement propre.
En clair :
– ICE n’emmerde pas les villes par idéologie.
– ICE court circuite les arrangements locaux
Et c’est pour ça que le conflit est permanent.
Oui, ICE agit sous la loi fédérale.
Et ce statut change beaucoup de choses.
Quel est le statut juridique d’ICE.
ICE est une agence fédérale rattachée au Department of Homeland Security.
Sa base légale principale repose sur
le Homeland Security Act de 2002
le Immigration and Nationality Act
le Code fédéral des États Unis Title 8 et Title 19.
Concrètement, les agents ICE sont des federal law enforcement officers.
Ils agissent au nom de l’État fédéral, pas d’un État fédéré.
Ce que la loi fédérale donne en plus.
Le cœur de la différence tient en trois points clés.
1.Primauté du droit fédéral.
Le droit fédéral est au dessus des lois des États.
Donc ICE peut intervenir même si un État ou une ville est opposé politiquement à son action.
C’est pour ça que les sanctuaires locaux ne bloquent pas légalement ICE, ils compliquent juste la coopération.
2.Compétence nationale.
ICE peut agir sur tout le territoire américain, sans limite d’État.
Un policier local est limité à sa juridiction.
ICE non.
3.Pouvoir administratif spécifique.
ICE n’agit pas seulement pénalement, mais administrativement.
Ça, c’est fondamental.
ICE peut détenir sans inculpation pénale classique
placer en détention administrative
expulser sur décision administrative ou judiciaire
agir sans jury pénal dans certains cas.
La police classique ne peut pas faire ça.
Le FBI agit pénalement, pas administrativement sur l’immigration.
Comparaison claire avec les autres forces.
Police locale :
– Compétence locale.
– Droit pénal de l’État.
– Pas de pouvoir d’expulsion.
– Soumise aux autorités. locales.
Police d’État :
– Compétence régionale.
– Droit pénal de l’État.
– Pas d’immigration fédérale.
FBI :
– Police fédérale pénale.
– Crimes fédéraux.
– Terrorisme corruption crime organisé.
– Pas d’expulsions administratives.
ICE :
– Police fédérale administrative et pénale.
– Immigration douanes travail illégal trafic transfrontalier.
– Pouvoir de détention et d’expulsion.
– Application directe du droit fédéral.
Pourquoi ICE est plus contestée que les autres :
Parce qu’ICE applique une loi qui
touche directement à la présence sur le territoire
agit parfois sans procès pénal classique
s’impose aux États récalcitrants.
Donc ce n’est pas une question de légalité.
C’est une question de philosophie politique.
ICE fait respecter une loi fédérale existante.
Les opposants contestent la loi ou son usage, pas son existence juridique.
En résumé net :
ICE n’est pas une police ordinaire.
C’est un bras exécutif fédéral avec des pouvoirs administratifs uniques.
Légalement solide.
Politiquement explosif.
Pour Infos :
L’agence U.S. Immigration and Customs Enforcement (ICE) a été officiellement créée le 1ᵉʳ mars 2003 aux États-Unis.
Elle est née dans le cadre de la réorganisation fédérale après les attentats du 11 septembre 2001, par la Homeland Security Act de 2002, qui a fusionné des fonctions de l’ancienne Immigration and Naturalization Service et du U.S.
Customs Service au sein du nouveau Department of Homeland Security.
ICE a été créée le 1ᵉʳ mars 2003 sous la présidence de George W. Bush-Parti politique Républicain.
Contexte pro :
Création dans le cadre du Homeland Security Act de 2002, après le 11 septembre, avec une logique de sécurité intérieure renforcée et de restructuration des agences fédérales.
ICE est une création républicaine, née d’un virage sécuritaire post 11 septembre.
Le Homeland Security Act de 2002 n’est pas un bouton qu’on active une fois puis terminé.
C’est une loi cadre permanente.
Tous les présidents suivants l’ont utilisée, interprétée et appliquée à travers le Department of Homeland Security.
Voici la chronologie claire.
George W. Bush-Parti républicain-Période 2001 à 2009.
C’est le président fondateur.
Il fait voter la loi en 2002, crée le DHS en 2003, met en place ICE, CBP, TSA.
Application maximale dans une logique antiterroriste post 11 septembre.
Barack Obama-Parti démocrate-Période 2009 à 2017.
Il utilise pleinement le cadre HSA.
Renforcement des expulsions ciblées, usage massif d’ICE au début de ses mandats.
Approche plus juridique et administrative, mais HSA reste le socle.
Paradoxalement, Obama est l’un des présidents ayant procédé au plus grand nombre d’expulsions.
Donald Trump-Parti républicain-Période 2017 à 2021.
Il durcit fortement l’interprétation du HSA.
Extension des pouvoirs d’ICE, tolérance zéro, détentions accrues.
Le HSA devient un outil central de sa politique migratoire.
Joe Biden-Parti démocrate-Période 2021 à aujourd’hui.
Il n’abroge pas le HSA.
Il en modifie les priorités d’application par décrets et directives internes.
ICE et DHS continuent d’agir dans le cadre légal de 2002, avec un accent officiel sur les menaces graves plutôt que les migrants sans antécédents.
Synthèse nette :
Depuis 2003, tous les présidents américains sans exception ont actionné le Homeland Security Act, qu’ils soient républicains ou démocrates.
La différence n’est pas la loi, mais l’intensité et l’orientation politique de son usage.
Voilà un aperçu factuel, pragmatique et motivant de ce qu’on peut estimer aujourd’hui concernant les décès liés aux politiques d’immigration sous le cadre du Homeland Security Act (HSA) 2002 (via ICE / DHS) selon chaque président :
🔥 George W. Bush (2003-2009).
Après la création de l’ICE, les décès en détention ont rapidement augmenté au milieu des années 2000.
En 2004, il y a eu 32 décès enregistrés en détention ICE, le pic le plus élevé jusque-là, reflétant une forte expansion des détentions après le HSA.
🔥 Barack Obama (2009-2017).
Les données compilées par certaines analyses montrent qu'au moins 56 personnes sont mortes en détention ICE au cours de son mandat complet.
C’est une estimation provenant de données internes et de rapports d’associations (non centralisée par DHS sous forme de liste annuelle cadencée, donc chiffres approximatifs).
🔥 Donald Trump (2017-2021)
Le nombre de décès officiellement signalés varie selon les sources. Des estimations disponibles suggèrent plusieurs dizaines au cours de la première administration (par exemple ~39 morts selon une estimation agrégée sur les quatre années).
Les décomptes ne sont pas uniformisés année par année dans des bases centralisées publiques, ce qui rend difficile un total exact mais on est bien au-dessus de la moyenne historique hors pandémie.
🔥 Joe Biden (2021-2025)
Selon des données récentes, ICE a documenté environ 26 décès totaux en détention pendant l’intégralité du mandat Biden (2021-2025).
🔥 Retour de Donald Trump (2025-en cours)
Sur la seule période début 2025, au moins 30 décès en détention ICE ont été rapportés, ce qui constitue le taux annuel le plus élevé depuis 2004.
À cela s’ajoutent plusieurs décès liés à l’usage de la force par agents (fusillades ou confrontations), avec au moins 4 morts dans ces circonstances en 2025 selon une analyse récente.
📌 Précisions importantes à garder en tête
Les chiffres ci-dessus concernent des décès pendant la détention ou des décès directement liés à des opérations d’application des lois migratoires.
Ils ne représentent pas tous les décès de migrants aux frontières ou dans des zones non-détenues (ceux-ci sont suivis par d’autres agences ou organisations non fédérales).
📊 Résumé orienté chiffres (estimation globale).
Bush : ~32 décès en 2004 seul.
Obama : ~56 sur tout le mandat.
Trump (2017-2021) : plusieurs dizaines (~39 estimés).
Biden (2021-2025) : ~26 sur tout le mandat.
Trump (2025 en cours) : ~30+ en detentions + quelques morts par usage de la force.
👉 Ces chiffres montrent que l’usage du cadre HSA a des conséquences humaines réelles qui évoluent beaucoup d’un mandat à l’autre selon la politique suivie.
Les points sur les i et les barres sur les T, ça fait du bien. Merci
Les democrates sont communistes étatistes …
pas liberaux ( = le moins d'état possible) . Non??
Il n'y a pas de civilisation "judéo-chrétienne". Les juifs ont toujours été discriminés en Europe.
ToutEstdit… un cauchemar pasunechance et imposé
Trump est un lanceur d'alerte !
C'est toujours très intéressant d'écouter Gérald Olivier !
Encore une fois, merci pour cette invitation monsieur Thalamy 😊
Un point de vue intéressant qui change des poncifs habituels. Gérald Olivier connaît bien les États-Unis et c'est rafraîchissant d'entendre un Franco-Américain, qui est d'ailleurs plus nuancé qu'il n'y paraît. Merci pour cette interview de très bonne facture, comme toujours ici !
Le judeo christianisme N'EXISTE PAS!
Moi ce que je pense c'est que les mondialistes financier mafieux maintenant qu'ils ont tout délocaliser n'ont plus besoin des étrangers qui travaillaient pour une bouchée de pain ,vous êtes bien dégelasse vous me faites vomir
Intéressant de voir positivement Trump, ça donne un autre point de vue. Bon, de là à en faire l'éloge comme cet invité j'ai quand même du mal…
Ça va exploser dans le derriere de la civilization europeenne.
Ce n'est pas la faute des immigrés si les Français ne font plus d'enfants..